Bonjour à vous toutes et tous,
qui nous lisez à travers votre ordinateur, votre tablette, votre smartphone.
 
Tout d’abord,
nous espérons que vous allez bien et que vous êtes en bonne santé !
Et ce confinement, pas trop pesant ?…
Si oui, ça tombe bien (si on ose dire),
car vous découvrirez plus bas
des textes qui parlent de sentiments de solitude, voire d’abandon…
 
Bienvenue donc à chacune et chacun pour cette méditation
que nous vous proposons dans cette période si spéciale
que nous vivons à cause du coronavirus.
Une méditation particulière…
pour un temps particulier :
sans se rassembler,
sans se voir,
chacun(e) chez soi.
Mais en même temps reliés par la pensée,
la prière,
la communion à distance.
Du coup, vous nous lisez, mais vous nous retrouvez aussi.
Et nous nous retrouvons tous en fait,
habitués des méditations du vendredi à midi au temple de la Fusterie,
ou visiteur-lecteur de passage sur cette page :
si nous sommes en pensée les un(e)s avec les autres,
les un(e)s pour les autres,
avec celui ou celle qui est en même temps que moi devant son écran,
là maintenant,
nous sommes relié(e) à lui, à elle.
Mystérieusement…
Tiens,
comme Dieu,
comme Jésus-Christ
qui nous promet d’être avec nous, tous les jours.
Il suffit de se brancher, de se connecter avec Lui :
cesser notre activité (c’est déjà fait dans cette période de confinement 😉  
être pleinement dans ce que nous faisons,
entrer dans ce que nous lisons ici,
s’en approprier les paroles,
car il y en a certainement au moins une qui va me concerner,
me rejoindre,
me toucher.
 
Nous vous invitons donc à entrer librement,
et à la mesure de votre foi en Dieu (quelle que soit la manière dont vous l’appelez),
dans cet espace de méditation que nous vous proposons.
Et comme nous croyons que Dieu nous écoute,
nous pouvons nous adresser à lui très simplement,
par la prière,
et lui dire :
 
« Seigneur Dieu,
Je ne te vois pas,
Comme je ne vois pas les autres personnes
qui lisent et disent ces mêmes paroles en même temps que moi.

Mais je sais qu’elles sont là,
qu’elles existent.

Et j’ai envie de croire que Toi aussi tu existes
et que tu es là,
invisible et mystérieux,
mais bien présent tout autour de moi,
et même en moi.

Accompagne-moi s’il te plaît pendant ce moment de méditation,
et pendant cette journée,
cette nuit,
les jours qui viennent,
cette période de Pâques et les semaines encore au-delà.

Merci,
amen. »

 

Je suis confiné(e)
Ce n’est pas une habitude

Je viens de manger
Le repas était très calme.
Je suis seul(e)

Prie pour ne pas sombrer dans l’épreuve

J’ai besoin de vie, de rires, de monde autour de moi

Assis(e) dans mon canapé
je prie

« Quand est-ce que cette situation prendra fin ? »

Quel ange pour m’entourer ?
L’angoisse monte

Sueurs froides
Mon sang se glace

Sans ma famille !
Sans mes ami-e-s !
Tristesse

Quoi ! Vous ne pouvez pas venir me voir
et je ne le peux pas non plus !

Prie afin de ne pas sombrer dans l’épreuve et relève-toi !

 

 

Jésus sort.

Il s’en va,

selon son habitude

vers le Mont des Oliviers.

Et ses disciples le suivent.Arrivé sur place, il leur dit:

« Priez pour ne pas sombrer dans l’épreuve »

Et lui s’arrache d’eux,

à environ un jet de pierre.Il fléchit les genoux.

Il se met à prier, disant:

« Père,

si tu le décides,

emporte cette coupe loin de moi »

Toutefois,

non pas ce que je veux,

mais que ton désir advienne. »Lui apparaît alors un ange du ciel

qui vient lui rendre la force.

Mais, il entre en agonie et prie,
de plus en plus angoissé.
Sa sueur prend la forme de caillots de sang
qui tombent sur la terre.

Puis il se relève de la prière.
Il vient vers les disciples,
il les découvre endormis
sous l’effet du chagrin.

Alors il leur dit_
« Quoi ! Vous dormez !
Levez-vous et priez
afin de ne pas tomber dans l’épreuve »
Traduction Ninon Guignard Luc 22, 39-46

 

 

MUSIQUE

 

Acquiescer à la vie telle qu’elle se donne.
Dans tout ce que nous ne pouvons pas changer,
dans tout ce que nous ne pouvons pas choisir,
il y a cela que nous pouvons:
dire »oui » à ce qui est.
Consentir sans raison
Faire le saut de consentir,
à tout.
Elle est si étroite la cellule
où nos exigences nous enferment.

Déplions nos mains
et laissons se défaire la corde
qui nous suspend hors de la vie.
Laissons-nous déposer au sol de la vie
telle qu’elle est.
Ce n’est pas dans le vide
que nous allons tomber.
Ce n’est pas dans la boue
amère de la résignation.

C’est dans l’infinie terre aimante de Dieu

….

Car Dieu n’est pas un philosophe,
Dieu n’est pas un mage,
un sorcier.
Dieu n’est pas un surhomme –
Dieu est un Vivant.

L’unique trésor,
ce n’est pas la vie dont je rêve,
c’est la vie qui m’arrive:
Dieu s’y tient.

Marie-Laure Choplin
Un coeur sans rempart
ed.Labor et Fides
Extraits pages 51-52 et 50

 

 

La prière dite d’intercession :
un moment où nous pouvons prier Dieu pour nous-mêmes,
pour nos proches, ou pour le monde qui nous entoure :
vous pouvez nommer dans votre cœur les personnes ou les situations qui vous touchent,
et que vous souhaitez confier à la bonté et à l’amour de Dieu.

Dieu,
Père de Jésus-Christ,
notre frère

Merci pour nos familles,
Nous te prions pour elles

Merci pour nos amis et nos connaissances
Nous te prions pour eux

Merci pour tous ceux qui travaillent
au service de leur prochain
Nous te prions pour eux

Merci pour ceux dont nous avons apprécié les compétences
Et qui sont aujourd’hui sans travail
Nous te prions pour eux

Merci pour ce monde que tu as créé et
Dont souvent nous ignorons la souffrance
Nous te prions pour lui.

Et nous rassemblons toutes nos prières,
communautaires et personnelles,
en priant comme Toi, Dieu,
Père de Jésus-Christ notre frère,
tu nous l’as montré :
 
NOTRE PÈRE
qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui
notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre nous du Mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire
pour les siècles des siècles.
Amen.

 

 

 

Nous vous souhaitons
une bonne journée,
une bonne nuit,
une bonne semaine,
et malgré les circonstances particulières de cette année :
une belle fête de Pâques !
Nous vous souhaitons de vivre dans la paix et dans la confiance.
Que cette période de Pâques,
qui est la fête de la Résurrection,
nous rappelle que la mort n’est pas la fin de tout,
et que les situations les plus désespérées peuvent être surmontées !
Revenons à présent à nos activités et à notre quotidien,
mais pas comme avant :
avec la force et la sérénité de l’espérance.
 
Au plaisir de vous retrouver bientôt.
Prenez soin de vous et de vos proches,
et restez en bonne santé !